Dans la foulée de notre départ, nous avons filé à Ste Marie de Gosse chez Euro4x4part pour acheter notre nouveau frigo. Celui que nous avions acheté avant notre départ ne fonctionnait pas… cette fois c’est bon, on peut avoir du frais ! Direction les hauteurs des Landes, au dessus de Biarritz / St Jean de Luz pour notre dernier bivouac français.

 

Dans les jours qui ont suivi, nous avons longé la côte au nord de l’Espagne. Cette côte est faite d’une bande de terre qui allie d’un côté la plage et de l’autre côté les « Picas de Europa », sortes de très haute montagne où il peut même neiger en hiver. Nous avons donc alterné bivouac de plage et bivouac dans les hauteurs. Nous avons d’ailleurs eu quelques surprises au sommet d’une montagne, au milieu des vaches. Nous étions seul au monde.

La première nuit fût fraiche mais le spot étant tellement sympa que nous avons décidé d’y rester une seconde nuit. « Et là, c’est le drame » … une énorme tempête de vent s’est levée… à tel point que nous avons du replier le bivouac en pleine nuit de peur que la tente ne craque, tenter de dormir dans la voiture, constater que ça n’était pas possible avec les enfants, et finalement reprendre la route vers 5h du matin excédés et exténués pour enfin tous se rendormir 2h plus tard au pied de l’océan.

Les bivouacs qui ont suivi étaient bien souvent à proximité des chemins de St Jacques de Compostelle. Nous avons donc rencontré beaucoup de marcheurs ou pèlerins. Venant de partout, de tous les styles, avec des objectifs variés, mais avec un point commun, celui d’atteindre cette ville.

A l’occasion de nos premières pluies que nous vivons depuis notre départ, nous découvrons que notre remorque prend l’eau. En conséquence de quoi, toutes nos affaires sont trempées. Il faudra trouver un moyen pour remédier à cela.

Nous sommes arrivés à St Jacques de Compostelle le samedi 29 septembre en début d’après midi et nous nous sommes installés au camping de la ville, ce qui nous permettait d’y laisser la remorque et tente lors de nos promenades en centre ville.

Premiers pas dans cette magnifique cité historique. Nous avons rapidement atteint la Cathédrale et c’est avec une certaine émotion que nous avons vu ces pèlerins qui arrivaient sur les marches. Posant un genou à terre, se tombant dans les bras entre compagnons de route, ou s’effondrant en larmes devant l’émotion de l’atteinte d’un but. C’était très touchant de les voir ainsi. Si tous n’avaient peut-être pas la foi, l’arrivée dans ce lieu était pour la plus part l’aboutissement d’une route avec sa bonne dose de réflexion personnelle et intérieur. Quoi qu’il en soit, cet aboutissement semblait marquer à jamais le visage de ceux qui était devant nous, sac au dos et bâtons de marche en main.

L’heure du diner approchant, nous avons gouté à nos premières tortillas.

IMG_2140

Dimanche, nous sommes rentrés dans cette cathédrale pour assister à la messe dominicale. Nous avons mis 20 minutes pour y rentrer et malgré l’avance que nous avions prévu, nous sommes restés au fond. Seigneurie, confrérie, prêtres, évêques constituaient une longue et belle procession.
Les enfants furent fascinés, tout comme nous, lorsque le Botafumiero se mis en route et bénit toutes les personnes présentes.

Après cette halte à Santiago, nous sommes arrivés à Vigo. Nous étions accueillis par une famille de français expatriés depuis 10 ans qui nous avaient proposé de nous arrêter chez eux en découvrant notre blog sur Facebook.
Vincent, Ségolène et 4 de leurs enfants, nous ont accueilli comme leur famille et cette pause dans une maison « en dure » nous a fait le plus grand bien. Les enfants ont joué avec des enfants de leurs âges et ont retrouvé Playmobil, kapla et autres jeux en grandes quantités. Les lessives ont tourné, nous avons abusé de leur connexion internet et découvert l’Espagne avec leurs récits de vie.
Ce séjour, nous a aussi permis de trouver une solution pour notre tente. Notre fournisseur de tente s’était trompé de modèle et nous avait envoyé une tente trop courte de 30 cm, cette dernière touchant tout juste le sol… A 4 jours de notre départ, impossible de renvoyer le produit… Grace à Ségolène et Vincent, nous avons trouvé une entreprise qui fait des capotes de bateau. Nous avons donc débarqué dans leur atelier avec la remorque et déplié la tente afin qu’ils comprennent notre problème. Aucune difficulté pour eux, on dézippe, on découd la fermeture éclaire, on ajoute une bande de tissus de 30 cm, on recoud, on remet le zip, et hop le tour est joué. On avait même le choix de la couleur du tissu.

img_2167