Malgré une entrée sur le territoire malien de bonne heure nous continuons de croiser des feux de brousse et il nous semble impossible de bivouaquer dans la région.

Nous finirons donc par trouver asile sur le parking d’un motel en plein coeur de Kenieba… ce n’est pas le bivouac le plus glamour de la terre mais on a bien dormi et en sécurité.
Le lendemain, nous visitons un peu le village, essayons de trouver des vivres… et repartons en direction de Guénégore.

On trouvera enfin notre bivouac de rêve. Au milieu d’un champ d’arachide, un peu isolé mais pas trop, visible de la piste qui passe prés d’un village mais pas de la route. Nous y sommes tellement bien que nous y restons deux jours. Nous sommes content de nous poser un peu après tous ces kilomètres. Nous faisons des frites au feu de bois pour l’occasion et un gros gâteau au chocolat. Les enfants adorent les menus un peu de fête comme ceux là. Ils ont ainsi l’occasion de sortir leur belles tenues marchandées dans un souk au Maroc.

C’est dans ce bivouac que nous ferons la connaissance de Marc, un ancien minier chercheur d’or à la retraite qui nous invite le lendemain à venir visiter son exploitation agricole de fruit en tous genres. Nous passerons un super moment avec lui et 2 de ses 11 enfants. Parlant très bien français, nous avons aussi beaucoup échangé sur les problèmes de sécurité du Mali, le nord, les problèmes de malnutrition des enfants maliens. Un des objectifs de son exploitation est de pouvoir créer des jus vitaminés pour les enfants maliens à prix raisonnable pour tous.

Nous sommes au Mali, et vraiment loin de tout sentiment d’insécurité. Les quelques forces de police que nous croisons sont gentilles, souriantes et accueillantes, tout comme les personnes que nous rencontrons dans les villages où sur les marchés. Evidemment, nous ne sommes pas dans les zones dangereuses du Mali, mais malgré tout, nous avions quelques appréhensions sur ce pays qui s’effacent progressivement.