Notre route continuent au nord vers Bouaké puis vers la frontière. Nous passerons une nuit dans un village prés de Kionan.

Accueil hyper chaleureux du chef du village qui nous installera près d’une case dans un petit coin tranquille. Mais tout le village vient au compte goutte nous saluer. C’est chouette mais un peu fatiguant au final 😉 Le lendemain, en compagnie du chef, nous visitons le village, serrons des poignées de main à tout va et avons droit à toutes les bénédictions d’usages. Nous visiterons l’école du village. Nous sommes un peu perplexe car nous découvrons sur le site de l’école 3 bâtiments. Un en parpaing grand et magnifique dont il ne manque le toit, et deux autres fait de briquettes en terre et de toit en toile et bâches. Tous les élèves sont concentrés dans les deux bâtiments en terre cuite. Les conditions sont donc plutôt précaires, particulièrement lors des pluies ou des grosses chaleurs. Ce n’est pas idéal pour l’apprentissage. Nous apprenons du directeur que l’Etat a financé la construction de ce bâtiment il y a 5 ans mais que les travaux se sont arrêtés pour cause de manque de fonds. Le village a donc construit à la va vite, ces deux bâtiments en terre cuite, plutôt que de finir le bâtiment commencé par l’Etat… étrange…. Nous apprenons que la scolarité ici coute 5 000 FCFA / mois pour un enfant soit environ 7,70€. Nous savons que le salaire moyen à Abidjan est de 300€, soit environ 200 000 FCFA.

Un merci particulier à Mariette qui m’a donné un cours de cuisine. J’ai appris à faire la pâte de gary et son accompagnement tomates/oignons. C’est pas mal du tout!

 

Après cette expérience intense en découvertes, rencontres, échanges, … nous avons hâte de nous retrouver un peu tranquille, tous les 5, sans personne autour de notre bivouac.

Nous passerons donc les deux nuits qui viennent au milieu de la brousse. Nous retrouvons enfin de l’intimité et de la tranquillité… mais un africain n’est jamais loin même au milieu de nul part 😉 y’a toujours quelqu’un qui traine.

Nous projetons de quitter la Côte d’Ivoire le 17 janvier pour passer au Burkina Faso. Nous sommes vraiment heureux d’avoir pris le temps en Cote d’Ivoire, et d’avoir pu visiter le pays – presque – de fond en comble.