Une arrivée au Burkina Faso plutôt mitigée… mais heureusement un super bivouac nous attend.

Le passage de frontière n’est pas si aisé que nous l’imaginions… malgré notre visa déjà en poche (nous l’avions pris à Abidjan durant notre séjour en CI), les policiers et douaniers sont très antipathiques et semblent sur la défensive… nous aurons droit à 3 fouilles de notre véhicule et de la remorque par chacun des corps de la célèbre PDG (police, douane, gendarmerie).

Ils ont même tenté de faire descendre à Antoine les malles en fer du toit de la voiture pour les fouiller… Antoine leur a expliqué avec un grand sourire que s’ils voulaient les fouiller ils allaient devoir grimper sur le toit…. ils ont laissé tomber à contre-coeur… mais se sont vengés en nous demandant les papiers d’importation pour notre pharmacie et tous les médicaments qu’elle contient. Encore une fois, nous avons palabré pour expliquer dans quel cadre nous avions emporté autant de médicaments… que nous n’avions pas le projet de revendre nos médicaments au Burkina… Nous étions prêt à leur sortir les ordonnances, les unes après les autres…. mais franchement c’est la première fois qu’ils sont aussi regardant et exigeant lors d’un passage de frontière. Nous finirons par parler avec le grand grand chef de la douane qui acceptera de nous laisser filer sans plus nous retarder… un accueil donc plutôt mitigé à notre arrivée.

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Nous filons à travers la région des cascades. La ville de Banfora nous permet de nous ravitailler en eau, en gasoil et en nourriture. Puis direction le lieu de notre bivouac que nous avons repéré. Ce soir nous dormirons au pied du lac Tengrela, réputé pour être un lac aux nombreux hippopotames.

Nous y passerons deux nuits, juste à coté du campsite. Nous entendons le soir le bruit des hippos depuis notre tente… avez vous déjà entendu le cri des hippopotames vous??? et bien on peut vous dire que ça fait un sacré raffut.

 

Peut être aurons nous la joie d’en voir demain matin au réveil de l’autre coté du lac, ou au pied de notre tente… les enfants s’endorment avec la ferme volonté de se réveiller en silence demain matin… on verra si la carotte marche 😉

 

Notre soirée est tout à fait comme on les aime… les enfants s’endorment en 5 min, nous profitons d’un petit temps à deux dans un bel endroit, en savourant une bière fraiche tout en refaisant le monde. Quelle joie de pouvoir échanger autant l’un avec l’autre; nous sommes si heureux d’être H24 ensemble avec Antoine… les idées fusent, les rêves continuent, les échanges sont constructifs, bref ce voyage est un vrai bonheur pour notre couple.

Réveil à 6h du matin… pour retrouver notre guide qui nous entraine sur une pirogue à la découverte des hippos. Les enfants sont surexcités mais silencieux… incroyable! Nous traversons le lac à petite allure sur notre pirogue en bois qui se remplie d’eau aussi vite que nous avançons tranquillement… (!) Nous verrons en tout et pour tout un seul hippo… qui nous montrera essentiellement son postérieur quelques minutes avant de s’enfoncer dans l’eau pour un long moment. La ballade sur le lac est sublime. Nous sommes au milieu des oiseaux et des nénuphars.

Le guide ennuyé nous expliquera que les hippos sont certainement encore sur la terre ferme à brouter et qu’il ne fait pas encore assez chaud pour qu’ils viennent tous se refroidir dans le lac… c’était bien la peine de se lever aux aurores… Les enfants sont un peu déçus… mais heureusement nous savons que nous aurons d’autres occasions. Une fois n’est pas coutume, c’est l’école de la brousse qui satisfera leurs attentes en étudiant sur le livre des animaux d’Afrique (reçu à noël), ce légendaire mammifère!

Petit rappel technique sur cet animal

 
Hippopotame
 

L’hippopotame vit principalement en Afrique dans les lacs ou les rivières. Sa tête est très grande, large et aplatie. Il a un gros corps qui repose sur 4 courtes pattes. Il peut mesurer jusqu’a 4m de long et peut pèser entre 3,2 et 4 tonnes pour les mâles. Il vit en groupe. Il y a toujours un mâle dominant. Ce mammifère vit principalement dans l’eau la journée où il peut flotter facilement grâce à la grande capacité de ses poumons. Il est capable de rester sous l’eau jusqu’a 30 ou 40 min. Quand il sort de l’eau à la tombée de la nuit, il part manger des végétaux. Il broute toute la nuit et ingurgite seulement 40 kgs d’herbe fraiche ( ce qui est peut par rapport à son poids énorme. Cela ne représente que de 1 à 1,5 % de son poids en matière sèche, alors que tous les autres ongulés – animaux à sabots – ont besoin de manger 2,5 % de leur poids pour vivre) 

S’il se met à courir, il peut atteindre les 30km/h en cas de danger. 

La mandibule de l’hippo peut s’ouvrir à 150° ( ce qui est énorme!) et elle est musclée en conséquence. D’où le célèbre bâillement de l’hippopotame. Loin d’être un geste de lassitude, il peut se révéler vraiment menaçant tout en renversant sa tête le plus en arrière possible… vous voilà prévenu! 

Les canines n’ont  aucun rôle dans l’alimentation, mais elles peuvent infliger de profondes blessures et couper un crocodile en deux! 

Un des comportements sociaux les plus caractéristiques de cet espèce s’appelle la « défécation de soumission »… en gros c’est lorsqu’un animal dominé se retourne, sors son gros popotin de l’eau et éclabousse généreusement le museau du dominant de ses excréments et les répands par de vigoureux battements de la queue. Tout animal qui pénètre dans la mare ira ainsi « saluer » le dominant de cette façon. Il parait que dans un groupe il peut avoir 5 défections de soumission par heure!!!

 

Notre piroguier, fort sympathique, nous confectionne avec des fleurs de nénuphar de magnifiques colliers et diadèmes. Inès se pare telle une vraie princesse de ses atouts et part même se balader en brousse avec son diadème.