Après le pays Tamberma que nous avons adoré, nous reprenons la route en direction de Kara.

Le site de Lumen Valley nous accueille dans un style architectural magnifique que nous adorons particulièrement. Nous vous laissons admirer ce site qu’il est agréable de rencontrer au fin fond de l’Afrique de l’ouest.

Il y a trois ans, les frères de la communauté St Jean se sont installés ici et ont tout construit de leurs mains en associant des méthodes européennes aux bonnes idées locales. Ainsi, les toits sont en chaumes, les murs sont en pierres apparentes pour le plaisir des yeux et une meilleure isolation.

Les frères ont commencé par une aventure formidable autour des pierres naturelles de la région. En effet, une des richesses du Togo est sa pierre naturelle qui se rapproche du marbre et qui se prête merveilleusement bien à faire des revêtements de sols de grandes qualités. A Lumen Valley, toutes les constructions sont donc faites avec leurs propres matières premières. Ils sont totalement autonome avec un château d’eau d’une taille exceptionnelle et une installation photovoltaïque gigantesque.

Ils ont poursuivis leur mission en créant des écoles-entreprises sociales et solidaires dans divers secteurs (taille de pierres, agronomie, élevage, etc…) directement sur le site.

Ils sont également en train de construire leur église sur le site. Ce lieu sera un lieu de ressourcement spirituel grandiose situé à 500m d’altitude au coeur des montagnes et face à la vallée.

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Les objectifs sont simples, pouvoir faire gouter à tous ceux qui viendront à Lumen Valley l’harmonie et la beauté de la nature. Permettre l’expérience du beau et de la qualité pour une population souvent jeune qui ne connait pas le bien fondé de l’harmonie de l’habitat, de l’importance de l’équilibre d’un minimum de confort. Permettre aux jeunes qui se formeront ici d’intégrer que le bonheur n’est pas nécessairement ailleurs. Si vous voulez en savoir plus n’hésitez pas à consulter leur site https://lumenvalley.org/
Pour votre information, ils sont encore à la recherche de fonds pour finir leur beau projet.

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Dans ce petit coin de verdure où nous étions dans le plus grand calme… Inès n’a rien trouvé de mieux que de s’ouvrir l’arcade sourcilière un soir à 19h….
Vous savez, l’heure où l’excitation est au maximum, où les enfants se courent après en hurlant, où il faut gérer le diner, les bains, les moustiques…. bref, le confort est devenu dangereux pour nous puisqu’elle s’est ouvert en sautant sur un lit et en se tapant la tête sur le bord du lit.

Bref le mal est fait, il faut maintenant assumer. Etant donné l’heure et l’endroit… impossible de partir dans un dispensaire… Nous ne roulons jamais de nuit en Afrique, simple règle de prudence!

Soutenue par mon fidèle compagnon de route au sang froid redoutable, je décide de poser moi même les points de suture. Heureusement, je suis infirmière et j’ai tout ce qu’il faut dans ma malle à pharmacie.
Un petit tuto sur Youtube pour me « rappeler »  les bases, un coup de fil a un ami médecin en France pour me conseiller et m’encourager (LB est devenu notre meilleur conseiller de brousse, merci à toi l’ami), un film pour les garçons histoire d’être tranquille, et hop au travail.

Le plus douloureux a été l’anesthésie locale pour Inès, elle a eu très peur de l’aiguille (si près de l’oeil… impossible de lui cacher!). Après deux points, nous lui avions demandé déjà beaucoup de courage et n’en pouvant plus moi non plus… j’ai opté pour finir avec un strip ne voulant pas la traumatiser d’avantage.
Au final, deux points et un strip.
Pauvre biquette, elle a été super courageuse. Antoine quand à lui, a été un infirmier au top, motivant les troupes, rassurant la blessée et l’infirmière, et tout ça sans tourner de l’oeil. Chapeau mon amour!

Quand à moi, j’ai décrété que je ne referais plus jamais ça… les enfants n’ont qu’a bien se tenir dorénavant.

Nous nous reposons 24h de plus dans ce coin de paradis, histoire de digérer nos émotions et remettre bon pied bon oeil notre petite guerrière.

Le premier pansement se fera sans douleur et je trouve la cicatrice bien belle pour l’infirmière que je suis. Me voilà rassurée, car j’avais très peur d’avoir défiguré ma fille. Antoine plein de compassion me disait qu’on lui paierait une chirurgie esthétique si vraiment c’était la cata à notre retour… bref, on en ris bien maintenant!