On descend toujours le Togo direction plein ouest près de la frontière du Ghana.

Nous arrivons à Kpalimé le 15 février. Le paysage à changé. La verdure est incroyablement plus dense, des bananiers à perte de vue, des palmiers en tout genre, du vert, du vert partout et un peu de hauteur aussi. Il y a bon nombre de monts tout au long de la route. Parfait pour faire de bonnes randonnées…  on a hâte de marcher dans la nature et de respirer l’air frais.

Nous avons un contact de volontaires franco/suisse chez qui nous avons prévu de passer deux nuits. Nous sommes donc en route vers chez eux.


Vous vous demandez peut être comment nous faisons pour avoir autant de contacts partout dans le monde… en fait c’est assez simple. Nous avons reçu de la part de nos proches, énormément de contacts avant notre départ (volontaires / expatriés/ communautés, etc…). Et une fois sur la route, d’étapes en étapes, les uns et les autres nous donnent de nouveaux contacts d’amis, de religieux, de locaux, etc…

Il ne faut pas oublier de mentionner les personnes qui nous ont découvert par le relai tamtam, Facebook, YouTube ou par notre blog et qui nous ont invité spontanément à faire étape chez eux.

Bref, dans certains pays comme le Togo, nous avons fait très peu de bivouac de pleine nature tant il était facile de trouver du monde pour nous accueillir dans des jardins sécurisés. Alors merci à vous tous pour les contacts donnés.

Merci à vous « gentils contacts » de nous accueillir avant même de nous connaitre et de nous permettre de lier de nouvelles amitiés un peu partout en Afrique !



Nous arrivons heureux chez Clothilde et Antoine et découvrons avec joie leur belle petite famille et leur joyeuse troupe de playmobils et kaplas!

La maison est déjà bien pleine. La soeur de Clothilde est là avec ses 2 grandes filles. Nous camperons donc dans leur jardin.

Nous découvrons leur mission avec intérêt. Nous parlerons beaucoup des difficultés de l’école locale où sont inscrits leurs enfants. Au Togo, comme dans d’autres pays d’Afrique malheureusement, la  » chicote » (souvent constituée d’une baguette de bois ou d’un morceau de câble électrique) est toujours d’actualité. Les enfants sont battus et humiliés, quand ils ne respectent pas les consignes, se comportent mal, font du bruit ou ne connaissent pas leurs leçons.
C’est assez dingue mais cela fait aussi partie de la pauvreté en Afrique. Les enseignants ont à priori bien du mal a se faire respecter sans cet outil. On est très très loin de l’éducation bienveillante et de la communication non violente qui fait ses preuves en Europe depuis quelques années…
Les enfants d’Antoine et Clotilde, ont été sacrement choqués de ces pratiques en arrivant à l’école togolaise et les parents de même… pas évident quand on choisi d’être en mission humanitaire et de vivre à Kpalimé auprès des plus pauvres.

Nous passons de bons moments de discussions tous ensemble et profitons quelques jours de Kpalimé et de ses environs. Malheureusement pour notre programme de marche à pied, Louis n’est pas en forme depuis notre arrivée… petite fièvre mais surtout vomissements et diarrhées…

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Rapidement, nous décidons de l’emmener dans un dispensaire proche de Kpalimé pour lui faire faire un bilan sanguin afin d’éliminer une crise de palludisme.

Première expérience d’un dispensaire pour la Family on tracks… (on a bien fait d’éviter d’y aller pour les points de suture d’ Inès 😉 ) L’infirmier que nous verrons n’ausculte même pas Louis. Il lui fait le test rapide du pallu (petite piqure au bout du doigt) qui est négatif. II a le bras long par contre pour les prescriptions (!), il lui prescrit un bilan sanguin et des traitements en intra musculaire pour faire baisser la fièvre et stoper les vomissements…. horreur… il est fou cet infirmier. Louis est malade depuis seulement 24h et n’est pas au bout de sa vie… il boit les solutés de réhydratation et avale les différents médicaments que je lui donne et la fièvre ne dépasse pas 38,3°.

Heureusement que je suis infirmière cela m’évite de trop stresser. Je décide de ne pas lui faire faire les piqures ni de l’embeter avec un bilan sanguin pour le moment. Je me donne 48h pour voir comment cela évolue.
Je reste donc bien tranquille avec Louis pendant que les hommes partent se promener avec tous les enfants pendant le WE. J’en profite pour lire, me reposer aussi, appeler la famille, écrire des mails, prendre des idées sur le net pour des activités scolaires, etc… Ce temps donné me fait beaucoup de bien. Antoine est heureux de se balader avec un ami et de profiter des 2 grands. Louis se repose et reste au frais car dehors… l’air est moite et il fait entre 35° et 38°… chaud chaud.

Au bilan de ces 5 jours passés à Kpalimé… visite de la ville, découverte du marché artisanal, rencontre avec une de leur amie Aimée (entrepreneur sociale chez Kari-Kari pour des savons naturels, vous pourrez regarder la vidéo que nous avons réalisé à la suite de notre visite avec cette femme exceptionnelle ), fabrication maison d’un tangram qui manquait à l’école de la brousse, piscine et maki, atelier cuisine pour faire 4 pots de caramel au beurre salé et des onions rings, soirée film avec le bon vieux classique  » Rasta rocket » , partie de playmobils et de jeux de société.

Nous avons été heureux de ces instants passés avec Clothilde et Antoine. Nous souhaitons vraiment que les difficultés rencontrées dans leur mission n’entachent pas leur joie de vivre et le bonheur d’être ensemble.

Après quelques jours et une bonne dose d’antibiotique comme la dernière fois, Louis va vraiment mieux. Il a finalement encore fait une grosse intoxication alimentaire avec des légumes crus je pense. Il va être définitivement exclus des magnifiques salades de tomates, avocats, papaye, concombre qui sont justes délicieuses.
Notre petit Louis, a semble t’il l’estomac le plus fragile de nous tous car il est le seul à être malade. Heureusement, il regagne vite les grammes perdus et son tonus.


Retrouvez dans notre épisode #7, notre rencontre avec Aimée et ses savons 100% naturels.