Après notre réveil au milieu d’une cours d’école, nous mettons les voiles avant la récréation du déjeuner.

Direction le poste frontière pour passer au Bénin. Presque facile. Cam’ et Zag iront tout de même plus vite que nous dans les démarches. La recopie de nos 5 passeports prend toujours un peu de temps. Tout se fait à la main sur leurs cahiers aux lignes tirées à la règle… Et comme nous sommes 5, à chaque fois on est bon pour être sur une nouvelle page; donc les douaniers doivent retirer les traits… et c’est trèèèès long.

Il ne nous restait qu’une seule démarche à faire avec la douane… nous étions arrivés presqu’au bout de nos peines. Mais voilà que je m’étale de tout mon long en dérapant sur un muret caillouteux les passeports à la main… résultat un genou en sang et une cheville gauche en vrac. Un gentil monsieur veut m’aider, non pas à me relever, mais à ramasser mes passeports pour les amener lui-même au guichet…. « Arrière, touche pas au grisbi, jamais de la vie je ne te donnerai mes passeports »  Comme on dit ici «  Bonne arrivée »  !  Heureusement, mon tendre époux n’est pas trop loin pour me relever et me porter jusqu’a la voiture. Grâce aux bons soins de Camille, Antoine peut continuer les démarches pour gagner du temps et j’ai ma petite infirmière qui veille sur moi.

Nous filons bien vite à Grand Popo où nous avons repéré un campsite avec piscine. En voyageant avec Camille et Gonzague, nous nous rendons compte que nous ne sommes pas les seuls voyageurs à s’offrir des petits plaisirs après les passages de frontières. C’est toujours des journées un peu particulières et toujours un poil stressant.

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Bref, on s’écroule de fatigue à l’Awalé ce soir. La piscine nous tend les bras. Parfait pour soigner les bobos, je fait des mouvements dans l’eau pour détendre ma cheville douloureuse. Pour couronner le tout, Antoine a le dos coincée depuis le matin… il profite donc du talent de Zag pour détendre tout ça avec un bon et vigoureux massage. Mais à part ça, les FOTé sont en forme, si si!

Le lendemain, nos coeurs sont serrés… nous devons nous séparer. Camille et Gonzague  doivent rouler vers la capitale où il sont attendus pour interviewer un producteur de jus d’ananas. Nous allons prendre le temps à l’ouest du pays et prendre la magnifique route des pêches qui relie Grand-Popo à Cotonou en longeant la côte. Nous avons calé avec nos nouveaux amis, des retrouvailles dans 4 jours pour aller vers Porto Novo.

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Ce n’est donc qu’un au revoir.