Durant ces 4 jours sans compagnons de voyage, nous allons découvrir un coin du Bénin fortement marqué par l’histoire. Ouidah, ville mémoire de la traite négrière.

Un peu d’histoire avant de commencer.

La ville  de Ouidah, a été crée en 1721 sur la base d’un fort par les esclavagiste portugais dont Joao Baptista de Ajuda pour servir et devenir l’un des principaux point d’embarquement des esclaves vers les Amériques. Sur les onze millions d’Africains exilés par la traite occidentale prés de deux millions sont partis de la baie du Bénin. 

Le roi Kpengla (1774-1789) devait alimenter le tribu envers le Portugal par de périodiques razzias aux marges du royaume principalement en région Yoruba, pour éviter de livrer des personnes de l’ethnies des Fons. 

 Les esclaves étaient rassemblés sur une place pour y être vendus. Puis ils parcouraient enchaines les quelques kilomètres qui les séparaient de la plage. Enchaines les uns aux autres, ils montaient dans des canots pour être entassés dans les cales des navires avant la longue traversée vers le nouveau monde. Persuadés que les négriers blancs allaient les manger, certains préférait, lors du transport en canots, se jeter à la mer et mouraient noyés.
Ouidah constituant l’un des principaux ports d’exportation d’esclaves, plusieurs pays européens étaient présents sur place, disposant de forts spécifiques : fort français, fort anglais, fort danois, fort portugais, fort hollandais. Le roi et les élites du royaume pouvaient ainsi faire monter les enchères pour obtenir le meilleur prix pour la « marchandise » dont ils disposaient.
C’est de Ouidah qu’est parti le dernier navire négrier américain, le Clotilda, avec 110 esclaves à bord (1860).
Dans le Bénin actuel, le souvenir de ces traites négrières orchestrées par le royaume d’Abomey n’est pas sans créer périodiquement des tensions entre les Fons et les ethnies situées plus au nord, qui ont eu à subir les razzias annuelles menées à cette époque et ont vu nombre d’entre eux condamnés à l’esclavage au-delà de l’Océan Atlantique.

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Nous découvrons la célèbre porte du non retour. Nous avons évité la visite guidée… histoire d’expliquer avec nos mots, de façon adapté à l’âge de nos enfants. Nous les trouvons encore bien petits et innocents pour comprendre ce triste passage de l’histoire. Aujourd’hui, ils aiment les africains, ils les considèrent et nous sommes heureux de cela. Pas la peine de leur expliquer qu’il y n’y a pas si longtemps, les africains étaient vendus et utilisés comme de la marchandise par les blancs.

Nous prenons la magnifique piste de la route des pêches. Une piste de sable très praticable qui longe la mer sur 40 kms. Nous savourons ces coins de pleines natures entre cocotiers/palmiers et océan. Il y a pas mal de vent mais cela rafraîchi l’atmosphère.

Après cette belle route nous arrivons dans l’effervescence de Cotonou. Il semble tout de même qu’il y ait un peu moins de bouchons qu’à Abidjan et que les Béninois roulent mieux que les togolais à Lomé.

Nous nous arrêterons une nuit à Cotonou et faute de trouver un coin pour bivouaquer, on finira par s’échouer dans un hôtel. Nous avons tourné pendant 2h  dans Cotonou à la recherche d’un petit coin de verdure pour poser notre tente en toute tranquillité. Au moins ce soir, nous profiterons d’une bonne douche et d’un repas local. Cela nous permettra de découvrir le coté hôtelier du Bénin… Comme aime à dire Antoine, « quelle est ton expérience client? » pour nous elle fut désastreuse… on n’épiloguera pas là dessus, ça n’en vaut pas la peine…

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