Nous sommes allés visiter une fabrique artisanale de garry (semoule de manioc).

Nous avons vu les mamans oeuvrer à l’épluchage, puis les différentes étapes de production, dégorgage, séchage, pressage et cuisson. Nous avons découvert différentes saveurs, du garry au miel, à la noix de coco et à l’ananas… franchement c’est super sympa à saupoudrer sur des salades de fruits exotiques ou dans les gâteaux.

Nous améliorons encore notre connaissance sur l’Artémisia et découvrons le processus de fabrication jusqu’a la vente. Depuis le début de la mission à Banigbé, les familles de volontaires sont tous sous artémisia pour prévenir le paludisme, en plus de la prévention classique à l’heure des moustiques. Tisane pour tous 1x/jour. Avec un peu de sirop ou quelques gouttes de citron, le gout amer passe bien. Même les locaux sont conquis depuis des années par cette plante en cas de crise qui soulage vraiment les symptômes. Le père Nestor et toute la mission de Banigbé oeuvrent pour que chaque famille de Béninois ait son propre plant d’Artémisia et puisse se soigner en cas de crise. Malheureusement, ce traitement naturel fait polémique depuis quelques temps. L’Artémisia est tout simplement interdite en France, l’OMS ne voulant pas reconnaitre les vertus de cette plante. Nous vous invitons à visionner sur Youtube l’émission Malaria Buisness. Un beau reportage qui explique tout le business autour du paludisme:
https://www.youtube.com/watch?v=W6TgP5RlsDQ

Marie et Aymeric continuent de porter le flambeau pour que l’Artémisia soit reconnu.

Nous décidons de tenter l’aventure Artémisia, nourri de toute cette réflexion. Et cela tombe bien parce que nous arrivons à la fin de nos stocks de traitement anti pallu. Nous étions partis avec l’équivalent de 5 mois de traitement pour toute la famille. Pourquoi 5 mois… bête et méchant, c’est la limite max que nous a donné le médecin du CHU de Nantes pour les enfants. Au delà de 5 mois, il y aurait un risque pour le foie… Nous avons donc écouté sagement ses conseils qui correspondaient à ce que l’on entend souvent. En gros, il n’y a pas trop de solution pour les voyageurs au long cours dans des pays à risques de pallu.

Les enfants étaient donc sous Malarone et nous sous Doxipallu. Quelques semaines plus tard, nous découvrirons avec stupéfaction que les familles de militaires français en séjour dans les pays à risque prennent ces mêmes médicaments durant toute la durée de leur séjour à l’étranger… soit parfois pendant  3, 5 ou 10 ans … sans apparement aucune répercussion sur la santé… Bref, difficile de trouver les bonnes infos sur ce sujet car on entend tout et son contraire.

Nous faisons le choix, de prendre l’Artemisia en poudre et non en tisane pour le coté plus pratique lié à notre configuration de voyage.