Nous repassons la frontière du Togo les doigts dans le nez… c’est facile quand on connait déjà les lieux.

Nous roulons vers Cocobeach direct… mais cette fois point de bivouac sur la plage, nous louons une petit case. Objectif, préparer nos sacs à dos au plus vite demain matin et fermer la remorque et la voiture pour le shipping. A 12h, nos affaires sont prêtes. 2 gros sacs à dos et 2 petits sacs. Le minimum vital pour tenir un mois sans notre maison. Pas facile comme exercice de se déposséder encore un peu plus quand nous avons l’impression d’avoir déjà le minimum vital avec nous.

Nous passerons l’après midi au port. Les formalités sont longues et commence pour nous l’aventure angoissante du shipping.

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Si les formalités de départ ne sont pas aisés, ni rapides… nous imaginons déjà combien les formalités d’arrivées seront encore plus compliqués et couteuses… mais, un jour après l’autre!

Notre attelage est finalement installé dans l’énorme container, le voilà ficelé et sanglé, le plomb est posé… le dos chargé et le coeur léger devant cette première étape enfin derrière nous.

Nous quittons le port à 20h, et prenons le premier taxi d’une longue série. Nous dormons ce soir chez Nora et Pons, un couple franco/brésilien amis des volontaires de Kpalimé. Ils nous accueillent de manière adorable dans leur maison le temps d’attendre notre avion qui décollera 48h plus tard de Lomé. Nous profitons de leur piscine, et de leur 3 enfants presque du même âge que les nôtres.

Vendredi matin, le réveil sonne de bonne heure… l’aéroport nous attend… l’aventure continue pour la Family on Tracks dans les airs pour quelques heures.

Les enfants sont surexcités, c’est la première fois de leurs vies qu’ils prennent l’avion. Le comble de l’ironie, nous ferons une escale carburant à Lagos au Nigéria… on verra donc le Nigeria par le hublot de l’avion… le paysage a l’air sublime, c’est vallonné et très vert vue du ciel. Nous ne regrettons rien… au contraire nous sommes soulagés et heureux de découvrir le voyage d’une autre manière.
A nous les transports en commun locaux, à nous la marche à pieds, à nous de nous laisser encore aimer par ceux que nous rencontrerons et qui voudront bien nous aider, nous héberger, nous accueillir. A nous l’aventure au Cameroun.