Le lendemain, nous quittons Xavier et Nora pour quelques jours et partons en direction de Douala.

La voiture est arrivée au port et il nous faut lancer les démarches aux côtés des équipes de Bolloré au plus vite pour sortir la voiture rapidement. Ce sera plus facile de gérer cela depuis Douala même. Nous voulions prendre un avion pour gagner du temps et de la fatigue. Finalement fort des discutions avec la femme de l’ambassadeur d’Israel qui fait souvent ce trajet, nous décidons de tenter l’expérience du bus VIP. Nous ne serons pas déçus… un bus grand luxe pour l’Afrique nous attend. Nous occupons toute la banquette arrière et il y a même des télévisions dans les appuis têtes… les enfants sont encore plus excités que dans l’avion. Nous aurons aussi droit à une collation de coca et de sandwich… bref, il en faut peu pour rendre heureux nos enfants! Nous en prendrons tout de même pour 5h30 de route. Le paysage est canon, nous pouvons dormir et travailler dans le bus, nous sommes ravis de l’expérience.

Photo au départ…

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Photo après 5h de bus… 30 min avant l’arrivée!
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A l’arrivée, nous prenons un taxi qui nous amène à l’hôtel des Marins. Nous avons réservé une chambre pour la nuit.

Au petit jour, Antoine part en direction du port de Douala. Il a son plan de bataille en tête et nous espérons que tout se déroule facilement et simplement… Durant ce temps, école et récréation piscine pour mes petits écoliers… qui préfèrent de loin la récréation.

A la fin de la matinée, Antoine revient la bouche en coeur en me disant qu’il va nous falloir être très très très très patients… mais comme on dit en Afrique «  ça va aller, on est ensemble! »

Nous changeons donc d’hôtel pour rejoindre une sorte d’auberge, un peu plus appropriée pour un séjour qui pourrait durer plusieurs jours…

Nous passerons 6 jours là bas. Même si le rythme était plutôt cool avec beaucoup de séance de natation, au bout d’un moment, je tournais en rond dans l’auberge. Et dans cette ville, pas simple de sortir ou de se promener…

A Douala, rares sont les rues avec des trottoirs, il y a des trous sur la chaussée car les caniveaux sont rarement fermés de dalles, des déchets bien souvent partout, donc regarder ses pieds est indispensable pour ne pas choire. Dans le même temps, il faut regarder les taxis et les motos qui roulent là où ils veulent. Bien entendu, les piétons ne sont jamais prioritaires. En plus de cela je dois gérer les regards et appels des badauds, les «  tsétsé »  (bruits de bouche), «  la blanche » , «  yovo, yovo » . Faire gaffe à mon sac à main; et enfin que la moitié des passants que nous croisons ne touchent pas trop les cheveux d’Inès et de Louis… (et oui sinon on n’avance pas bien vite!!!).
Et par dessus tout, tenir la main de mes 3 précieux qui roulent des yeux ahuris devant un tel spectacle de rue.
Car non, ils ne sont pas encore blasés de ce qui est devenu notre quotidien… bref je peux vous l’assurer, sortir dans les rues de grande ville à pied avec nos enfants n’est pas une mince affaire surtout à Douala!