De fil en aiguille, de bureau en bureau, après avoir arpenté les couloirs de Bolloré en long et en large, Antoine finira dans le bureau d’un certain Monsieur Donatien pour une énième signature concernant notre affaire.

Monsieur Donatien, fera un accueil chaleureux à Antoine et pris de compassion pour lui et notre affaire commence à lui poser des questions sur le pourquoi, du comment d’une telle galère. Ils finiront par sympathiser et réaliser que les anciens volontaires fidesco de Banigbé (cf article #66 du Bénin) habitent à Douala maintenant et sont de bons amis à eux. Ni une, ni deux, nous sommes invités le soir même pour un diner chez eux en compagnie de Marine et Pierre.

En plus d’une super soirée avec ces deux couples nous gagnons une invitation pour occuper la maison de Donatien et Agnès durant leurs vacances de Pâques. Nous n’en revenons pas de leur gentillesse et de leur simplicité… nous ne les connaissons que depuis une soirée et ils nous ouvrent grandes leurs portes de chez eux et nous laissent leur clefs.

Le lendemain matin, samedi nous avons rendez vous au club hippique où montent Pierre et la plupart des enfants de la bande. Ambiance pique-nique des familles, et bichonnage des chevaux. Maxence étaient bien déçu de ne pas pouvoir monter mais nous n’avons pour une fois pas réussi à anticiper suffisamment! Faute de monter sur un poney, Maxence fera une expérience unique.
Nous seront dans l’obligation de prendre des motos taxis pour terminer les 4 derniers kilomètres de route pour rejoindre le club hippique. Le taxi qui nous conduit au club hippique, s’arrête d’un coup et nous débarque. Il n’a pas l’autorisation d’aller plus loin. Les rues qui suivent sont interdites au taxi voiture… C’est ahurissant… Du coup, une vingtaine de motos taxi se jettent sur nous et nous proposent de faire la suite de la course… Antoine les renvoient poliment d’abord en expliquant que nous ne montrons jamais sur leurs engins avec les enfants. Nous essayons de parler avec un gendarme, d’expliquer la situation, … rien… un nouveau taxi arrive cette fois avec l’autorisation pour traverser la zone mais nous assomme avec le prix de la course… marcher le long de la route est suicidaire comme vous l’avez compris… nous n’avons guère le choix que de faire les derniers kilomètres en moto.

Antoine embauche deux motards et les brieff sévèrement sur leur conduite et sur la vitesse.

Nous voilà tous en selle les uns contre les autres… nous arriverons à bon port quelques minutes plus tard, finalement très heureux de cette nouvelle expérience.

Le soir, nous fêtons les rameaux. Magnifique célébration africaine avec de grandes feuilles de palme en guise de rameaux. Vraiment comme au temps de Jésus.