Nous prenons la route en convoi avec les amis en direction de Dchang.

 


Nous dormons ce soir dans la chefferie de Tockem qui fait chambres d’hôtes. Le lieu est très sympa et mignon comme tout. Nous nous accordons un véritable festin de gourmandises françaises (rapportées de France par Agnès et Xavier). Les cloches n’ont pas apporté que du chocolat.
Nous irons découvrir une plantation de thé. Grosse partie de cache-cache pour toute la famille. Des hectares de feuilles de thé à perte de vue…


Nous découvrons aussi les traditionnelles chefferies. Nous irons visiter la chefferie Bafou. Le guide nous expliquera tout ce qu’il peut sur les traditions et les moeurs de ces chefferies. Cette chefferie à été fondée en 1520 par Tala, chasseur venue de Baleveng. Bafou vient de pout-fouh, « le peuple des gens qui cherchent, qui fouillent, qui n’acceptent rien sans comprendre le fond ».

Voilà un bref résumé de ce qu’est une chefferie de l’ouest Cameroun:

 » A l’ouest du pays, chaque village a une chefferie. Elles peuvent être de 1er degré, du 2ème ou du 3ème degré. Les chefferies bamilékés sont le lieu sacré où le chef est le garant des traditions ancestrales qui courent depuis des siècles voir des millénaires pour certaines. La chefferie est un endroit sacré avec des pouvoirs mystiques, administratifs et religieux importants. On y trouve des cases patrimoniales, des cases pour les femmes du chef,  les cases des enfants, la maison du chef, les cases sacrées avec la foret sacrée à coté. La succession au trône est lignagère, elle se fait de père en fils. Les chefs sont puissants et influent directement sur la vie des villages. Ils sont les représentants direct de l’administration des villages. Ils signent les actes de naissances, et de mariage pour les contrées n’ayant pas d’unités administratives. Ils règlent les litiges fonciers, les différents entre villageois, président les grandes cérémonies, ils sont parties prenantes pour tout ce qui se déroule au village. »

Nous quittons ces deux couples de nouveaux amis avec émotion. Savoir que dans quelques jours, tous, fouleront le sol français nous donne un petit pincement au coeur. Heureusement, Agnès dans sa grande délicatesse me laissera en cadeau deux romans pour renouveler mon stock de livres. Et un de ses garçons offrira à notre grand Maxou son propre couteau suisse à bout rond en remplacement du sien qui s’est cassé au Cameroun. Que de beaux cadeaux de Pâques!

Merci encore à vous Axelle, Romain, Agnès et Xavier de nous avoir permis de vivre cette fête de Pâques comme en famille avec vous! A bientôt en France.